Blog - Thierry Balint
Portfolio Château du Haut-Koenigsbourg en N&N - 5/12/2017
C'est pendant un marché de Noël à Strasbourg, fin 2017, que me fut donné l'occasion de revoir ce monument historique ; symbole impérial allemand sous Guillaume II. Ce qui frappe tout de suite après avoir emprunté la route qui mène au château du Haut-Koenigsbourg, situé sur un éperon rocheux d'environ 800 mètres de haut, c'est son excellent état de conservation. Ce qui ne relevait pourtant pas de l'évidence, pour qui connait un peu l'historique du château !
Détruite, abandonnée, puis restaurée... jusqu'à nos jours, cette forteresse entra en possession de l'Etat français lors de la restitution de l'Alsace-Lorraine et deviendra l'un des monuments les plus visités d'Alsace.

L'approche photographique du noir et blanc apporte à ce lieu toute l'austérité et la dangérosité des temps médiévaux ; historiquement du XII° au XV° siècle en tant que château fort, puis au-delà.

Les murailles, les remparts, les tours, les coursives, les cours, les puits, la salle d'armes, du Kaiser, etc.. tout, absolument tout impressionne le visiteur que nous sommes, nous transportant dans des temps reculés tant le site est remarquablement entretenu. Vous trouverez en PORTFOLIOS, 12 clichés du château, le reste comme à l'accoutumé dans mon compte Flickr PRO.
NB : Peut-être un seul regret ! La première fois que j'ai vu ce château, il existait une salle des tortures ouverte à la visite, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.



ci-contre : 
Armures dans la salle d'armes


Portfolio Grands Jeux Romains SPARTACUS en N&B - 28/04/2018
C’est en me trouvant dans la bonne vieille ville d’Arles, en pleine féria, que j’entendis parler pour la première fois des Grands Jeux Romains des Arènes de Nîmes. Quelques 500 figurants pour près de 13000 spectateurs assis dans cet amphithéâtre, dans une reconstitution historique antique nous transportant 2000 ans en arrière. Une organisation à la hauteur de l’événement, grandiose ; le thème proposé cette année 2018 fut celui de la révolte des gladiateurs avec SPARTACUS.

Au fur et à mesure que je me renseignais, les infos tombaient toutes plus alléchantes les unes que les autres : reconstitution de la Cour impériale, du défilé de légionnaires romains, d’anciennes courses de chevaux que l’on nommait equiria, du munus des gladiateurs et de la révolte de ces derniers pour terminer par la grande bataille entre Romains et SPARTACUS, à la tête d'une armée de rebelles.

Une ville entière et ses habitants à l’unisson de ces animations culturelles, 3 jours durant. Je compris vite que l’événement était exceptionnel. Il fallait être là, prendre des photos bien sûr, mais aussi passer un agréable weekend avec son âme sœur. Un coffret Smartbox offert par les enfants à l’occasion d’un Noël règlera les frais d’hôtel. Merci à eux. Il ne fallait pas trainer : surveiller l’ouverture de la billetterie en ligne pour l’achat de 2 tickets bien placés. Une fois l’intendance réglée, il ne restait plus qu’à attendre ce moment fatidique.


Le jour « J » arriva. Après avoir laissé nos effets à l’hôtel, nous nous rendîmes directement à l’amphithéâtre, place des Arènes. Les 21 photos de mon portfolio Jeux Romains SPARTACUS survole le spectacle de cette grande fresque à laquelle j’ai pu assister. Les autres clichés, comme d’habitude, sont dans mon compte Flickr PRO. Bien placé, j’ai pu à peu près photographier ce que je voulais. Seul petit inconvénient : un temps sec et chaud associé au galop des chevaux dans la Fosse Parterre des arènes souleva la poussière. Je me suis vite rendu compte que mon matériel en avait pris plein les optiques. Mais bon, j’ai pu gérer. Ce fut en tout cas bien mieux que les trombes d’eau du lendemain après-midi, débouchant sur l'annulation de la deuxième représentation.

Le choix du Noir et Blanc s’imposait. Cet amas de poussière s’élevant du centre des arènes, les corps à moitié dénudés des figurants en raison des costumes de l'époque antique, la lumière contrariée par d’incessants passages nuageux prédisposaient en effet au choix du Noir et Blanc dans le travail de postproduction. Je dois dire que le résultat fut plutôt à la hauteur de mes espérances.
Et vous, qu'en pensez-vous ?





Portfolio de la grotte de CHORANCHE - 25/11/2017
L'émission Des Racines et des Ailes du 6 septembre 2017, de passage à la grotte de CHORANCHE au sud de l'Isère dans le Vercors, a fortement impressionné le téléspectateur que je fus, tant les images proposées dans le cadre de l'émission étaient à couper le souffle. Très intéressé, je me suis rapproché auprès de la direction du site pour en savoir un peu plus et leur communiquer l'enthousiasme que j'éprouvais face à ce magnifique reportage. C'est ainsi que j'apprends que des sorties photo sont spécialement organisées pour les photographes, accompagnés de tout leur matériel.
Quelle aubaine !

Concrètement, cette sortie dure 3 heures pour un groupe d'une quinzaine de personnes. Le rythme de la déambulation est géré par un guide qui vous accompagne, aidant le photographe à découvrir et photographier l'ensemble de la cavité ; lui laissant le temps des réglages, de changer d'angle, d'adapter son matériel... Bref des conditions idéales pour aborder la prise de vue photographique en milieu souterrain, baignant dans une obscurité dévoilée.



Dans le cadre de ces échanges, j'apprends de surcroît que les éclairages de la grotte viennent tout juste d'être refait ; améliorant la mise en valeur de ce monde minéral. Bien que n'ayant jamais exercé dans de telles conditions, ma décision fut prise. Le sujet m'intéressait. Je voulais absolument me jouer de ces faibles lumières naturelles, supplantées par des éclairages de toutes beautés, donnant un sens à l'abstrait... Une combinaison audacieuse où le trépied remplace le flash et où la correction d'exposition est mise à contribution. Ce procédé m'a permis de garder une faible sensibilité ISO pour une meilleure netteté de l'image. J'ai pour cela utilisé mon boitier D7200 avec un zoom 18-105mm, en choisissant le mode P qui m'autorise l'accés de la correction d'exposition. Avec le retardateur à 2s et le trépied complétant ce mode opératoire, j'évite ainsi le flou de la photo et privilégie mes précieux 100 ISO.

Cette aventure restera à jamais gravée dans ma mémoire. Elle m'a permis de prendre 63 clichés dont 15 figurent dans ce PORTFOLIOS ; l'ensemble de la collection est visible dans mon compte Flickr PRO. J'espère tout simplement que ces photos vous feront rêver comme ce lieu m'a fasciné.



Bonjour, je me présente...

Indépendamment du métier que j'ai pu exercer (encore que...), mon parcours photographique remonte à quelques années maintenant. Je ne connaissais pas le numérique, seul existait l'argentique. Et avec lui son lot d’inconvénients ; des kilomètres de pellicules pour un résultat seulement visible au développement dont j’étais, in fine, plus ou moins satisfait. Il fallait chercher à comprendre, comparer le résultat aux notes prises sur le terrain : par simple oubli, ces notes n’étaient pas toujours transcrites ! Un parcours des plus chaotique mais nécessaire et autodidacte, entrecoupé d’abandons en raison d’obligations professionnelles et familiales. En surplus, s'ajoutait à cette difficulté celle de son coût. J'imagine bien que des talents se soient dissipés à cette époque-là. Cette sélection naturelle a d'ailleurs bien failli m'en coûter.
Mais quand on aime on ne compte pas, dit-on ! La passion l’emporta. 

 

Depuis, ces pellicules se sont raréfiées au profit du numérique naissant, déjà victorieux. Seuls les irréductibles de l’argentique, il faut dire que la technique a encore de quoi séduire, continuent aujourd’hui de solliciter les services des labos de développement départementaux, voire régionaux quand ceux-ci, hier, existaient dans toutes nos métropoles.

Ayant prêté mon concours au développement de pellicules photos anthropométriques ainsi qu'à l'exploitation de fichiers images numériques, je mesure toute la facilité déconcertante qu’apporte ce traitement nouveau, qui supplanta la pellicule noir et blanc et son âme sœur la couleur. Soyons honnête, en y regardant de plus près le procédé n'a eu que des avantages : plus de produits chimiques, plus de rejets polluants, gain en rapidité, le fichier Exe remplaçant les notes, confort à la tâche, que sais-je encore…
Le numérique s’est donc naturellement imposé tout en se démocratisant au plus grand nombre. Prendre une photo n’a jamais été aussi simple et à la portée de tous : j’ai bien dit « Prendre une photo ». Ce qui ne veux pas dire que cette photo-là devienne une œuvre d’art, reconnue par ses pères. Dans ce domaine les critères de sélection photographiques pourraient bien vous surprendre, mais ceci est un autre sujet. Deux étapes essentielles, indissociables l’une de l’autre, sont à l’origine de la construction d’une image numérique : la prise « cliché » (terminologie désignant le négatif d'une pellicule au temps de l'argentique) et le traitement de postproduction pour ce qui relève du format image informatique.




Immortaliser des tranches de vie,
figer l'instant présent sur papier glacé…
deviennent de réels plaisirs.

Avec émotion et sensibilité
la mémoire se construit,
se transmet à l’autre,
s’offre aux proches…

C’est aussi ça la magie de la photo.






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